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⭐ Exercice 1 : les petits "moi" et l'Ennéagramme

À quel petit « moi » suis-je identifié ? S'il est souvent facile de voir le petit « moi » des autres, il est très compliqué d'être objectif vis à vis de soi-même.

Alors voici une petite liste non exhaustive des petits « moi » auxquels nous sommes le plus souvent identifiés. L'objectif est bien sûr de trouver lequel nous contrôle afin de progressivement le laisser partir

Cette liste s'inspire de l'Ennéagramme, système qui décrit neuf grands types de personnalité, chacun avec ses motivations profondes, ses peurs et ses façons typiques de penser, ressentir et agir. 

Ce système a été introduit en occident par Georges Gurdjieff au début du XXe siècle mais semble avoir des racines beaucoup plus anciennes (soufisme, mystique chrétienne médiévale, etc).

Pour connaître son ennéa-type, un test est disponible en cliquant ici. Une fois que nous avons fait le test, l'objectif est de prendre connaissance des petits « moi » attachés à notre ennéa-type.

Il est à noter que chaque ennéa-type possède une aile dominante (le numéro qui précède ou qui suit l'ennéa-type principal). Il faut donc prendre connaissance des petits « moi » de l'ennéa-type principal et des deux ailes. 

L'apprentissage de l'Ennéagramme est vivement conseillé pour les personnes qui sont sur un chemin introspectif. L'un des meilleurs ouvrages pour découvrir cet outil en profondeur est La Sagesse de l'Ennéagramme par les auteurs américains Don Richard Riso et Russ Hudson. 

Nous avons tous dans notre entourage des personnes qui cochent toutes les cases d'un ennéa-type en particulier. Les reconnaître peut être une façon amusante d'aborder cet exercice.

 


 

Ennéa-type 1 : le perfectionniste

  • Le petit « moi » intransigeant :

→ « Il y a une bonne façon de faire, et il faut s’y tenir. »
Rigide, perfectionniste, peu tolérant à l’écart. 

  • Le petit « moi » critique :

→ « Ce n’est jamais assez bien. »
Corrige, critique, affine, reprend sans cesse. Donne des leçons avec arrogance. 

  • Le petit « moi » irréprochable :

→ « Si je relâche, tout partira de travers. »
Surveille, structure, maîtrise. Recherche la correction morale et comportementale.

  • Le petit « moi » en colère :

→ « Ce n’est pas juste / ce n’est pas acceptable / j'en ai marre. »
Colère contenue, irritation de principe.

 


 

Ennéa-type 2 : le serviteur 

  • Le petit « moi » indispensable :

→ « On a besoin de moi, donc j’ai de la valeur. »
Se rend incontournable. Croit que l'autre a besoin d'aide et veut le sauver. Anticipe les besoins de tout le monde.

  • Le petit « moi » séducteur :

→ « Si je plais, je serai aimé. »
Charme, adapte son image, cherche l’approbation et l'attention. 

  • Le petit « moi » émotif :

→ « Ce que je vis est trop fort »
Pleure souvent pour attirer l'attention. A tendance à être identifié à l'émotion du moment. 

  • Le petit « moi » victime :

→ « Après tout ce que j'ai fait pour toi... »
Cherche gratitude, validation, retour affectif. Se plaint pour attirer l'attention. 

  • Le petit « moi » dépendant :

→ « J'ai besoin de l'autre sinon je ne suis rien »
Demande beaucoup de conseils, de services pour attirer l'attention. N'arrive pas à rester seul. Reste en couple, quitte à souffrir.

 


 

Ennéa-type 3 : le gagneur

  • Le petit « moi » performant :

→ « Je vaux par ce que je réussis. »
Toujours en mode objectif, compétition, productivité, résultats.

  • Le petit « moi » qui paraît :

→ « Je dois être celui qu’on admire. »
Caméléon. S’adapte pour correspondre à l’image valorisée. En excès, souffre d'un manque d'estime de soi et a besoin d'une approbation pour exister. 

  • Le petit « moi » flou :

→ « Je ne sais plus qui je suis »
Se sent incomplet, friable. Se coupe de ses émotions. A du mal à rester authentique. 

  • Le petit « moi » menteur :

→ « C'est moi d'abord, coûte que coûte »
Déforme ou amplifie la réalité, arrange les choses à son avantage. 


 

Ennéa-type 4 : l'original

  • Le petit « moi » unique :

→ « De toute façon, je suis différent. »
Se définit par sa singularité. Se vit comme profondément mal reconnu.

  • Le petit « moi » émotif :

→ « Je dois ressentir pour fuir le vide »
S’attache aux émotions profondes, a besoin de ressentir pour être vivant. Amplifie l'expérience émotionnelle. 

  • Le petit « moi » incomplet :

→ « Il me manque un idéal / l'autre a ce qui me manque »
Tendance à idéaliser ce qui est absent ou inaccessible. Compare, ressent le manque et envie l'autre. 

  • Le petit « moi » blessé :

→ « Je souffre donc je suis vivant »
S'identifie à une blessure, une affliction. Tendance à la mélancolie.

 


 

Ennéa-type 5 : l'analysant

  • Le petit « moi » expert :

→ « Si je comprends, je maîtrise. »
Accumule du savoir pour se sentir solide.

  • Le petit « moi » sceptique :

→ « Je me méfie de tout. Je doute »
Met à distance, questionne, doute. Réticence à s'engager.  

  • Le petit « moi » intellectuel :

→ « Je mets de la distance »
Tendance à refouler ce qui est émotionnel. Conceptualise, rationnalise pour garder une distance. 

  • Le petit « moi » solitaire :

→ « L'enfer, c'est les autres »
Paraît détaché ou apathique. Difficulté à partager son intimité. Ne se mélange pas au groupe. 

 


 

Ennéa-type 6 : le loyal

  • Le petit « moi » gardien :

→ « Et si le pire arrivait ? Mon rôle est de prévenir les dangers. » »
Protecteur, responsable, parfois jusqu'à étouffer l'autre.

  • Le petit « moi » dogmatique :

→ « C'est comme ça et pas autrement »
Respect des règles édictées. Stigmatise celui lui qui paraît trop libre. Difficulté à sortir du conditionnement. 

  • Le petit « moi » obéissant :

→ « Il faut suivre ce qui est fiable. »
Cherche une autorité ou un cadre rassurant. Fidélité au groupe. 

  • Le petit « moi » inclusif :

→ « le groupe est important et chacun doit contribuer à sa manière »
Tendance à tout ramener au collectif sans penser que l'autre peut avoir besoin d'être seul. 

  • Le petit « moi » peureux :

→ « j'obéis par peur d'être rejeté »
Indécision, anxiété, recherche de sécurité. Suiveur. 

 


 

Ennéa-type 7 : le joueur

  • Le petit « moi » optimiste :

→ « Tout va bien se passer »
Tendance à minimiser la difficulté, à mettre de côté ce qui ne plaît pas. 

  • Le petit « moi » insatisfait :

→ « Il pourrait y avoir mieux ailleurs. »
Cherche des expériences nouvelles. Cède facilement au changement. 

  • Le petit « moi » hédoniste :

→ « Carpe diem »
Recherche plaisir, stimulation, excitation. Difficulté à se contenter, besoin de plus.

  • Le petit « moi » insensible :

→ « J'apprécie l'autre uniquement quand il va bien »
Tendance à nier la souffrance d'autrui pour préserver sa paix intérieure. 

  • Le petit « moi »glouton :

→ « J'ai besoin de tout consommer sinon je me sens vide »
Consumériste, sensible aux addictions et à la frustration, parfois superficiel. 

 


 

Ennéa-type 8 : le commandant

  • Le petit « moi » puissant :

→ « Je dois paraître fort pour ne pas être atteint. »
Affirme, domine, impose sa présence. Veut être au centre, prouver qu'il est digne de confiance. 

  • Le petit « moi » contrôlant :

→ « Si je ne contrôle pas, je risque d’être contrôlé. »
Cherche à garder la main en toute circonstance. Ne lâche rien. N'écoute pas l'autre. 

  • Le petit « moi » sans filtre :

→ « Je dis les choses telles qu’elles sont. »
Besoin d'être direct. Bouscule les codes. Parfois brutal.

  • Le petit « moi » défiant :

→ « Personne ne me dicte ma conduite / Je fais ce que je veux »
Forte résistance à l’autorité et aux contraintes. Têtu, n'écoute que lui. 

 


 

Ennéa-type 9 : le diplomate

  • Le petit « moi » pacifiste :

→ « Je dois éviter le conflit, coûte que coûte »
S'efface pour faire plaisir à l'autre. Arrondit les angles. Se montre proactif pour éviter le conflit. 

  • Le petit « moi » effacé :

→ « Mieux vaut ne pas trop sentir. »
Se coupe de l’intensité émotionnelle. Se met en retrait, minimise sa propre importance.

  • Le petit « moi » procrastinateur :

→ « On verra plus tard / Ca finira par se régler tout seul »
Remet à plus tard pour éviter tension ou décision. Hésite beaucoup. Passivité face aux évènements. 

  • Le petit « moi » suradapté :

→ « Je m'adapte pour que l'autre se sente à l'aise »
Fait passer l'autre avant soi quitte à nier ses propres besoins. 

  • Le petit « moi » paresseux :

→ « À quoi bon ? »
Est sensible à la perte de sens. Partisan du moindre effort pour s'économiser.