Cours en ligne
VERS MON ÉVEIL
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Confluences


Nous arrivons au terme de ce programme. Pourtant, le voyage ne fait que commencer. Enfin, nous le savons déjà : rien ne commence vraiment, et rien ne finit.
Dans l’introduction, nous avons évoqué cette force que l’on appelle la vie ou encore le souffle divin.
Cette force mystérieuse qui pousse les flux conditionnés dans le vide depuis 10 milliards d'années. Cette énergie qui fait qu’une fine tige devient en un rien de temps un arbre gigantesque.
Bien sûr, cette force n'agit pas seulement sur la matière. Elle accompagne nos pensées, nos intentions, nos choix, nos actes, etc.
Reste donc une question : dans quelle direction laisserons-nous cette force nous porter ?
Les dernières illusions
Le « moi » n’est plus au centre de l’expérience. Du moins nous y travaillons. Tout ce qui gravitait autour de lui est en train de s’effondrer.
Réussir sa vie, accumuler des biens matériels, être reconnu, trouver l’amour, chercher le bonheur… s'attacher à tout ce qui est impermanent fait souffrir. Nous le savons aujourd'hui, n'est-ce pas ?
Nous avons passé tant de temps dans ces quêtes illusoires. Il est temps maintenant de nous pardonner et de tourner la page.
Alors, regardons la réalité en face : que reste t-il à faire ?
- Créer ? Oui, c'est une activité noble... Mais aujourd'hui, il suffit d'un clic et une intelligence artificielle crée une musique, une chanson, un dessin, un livre... mieux que nous.
- Aider ceux qui souffrent ? C'est indispensable. Mais n'est-ce pas comme remplir le tonneau des Danaïdes ? Les guerres reviennent toujours, les gens n'ont pas conscience de ce qui les affligent. Ils continuent de souffrir, encore et encore...
- Méditer dans une grotte ? Se faire moine ? C'est mieux que rien : le fait de ne pas agir fait cesser les flux conditionnés... La nature nous remercie de moins la polluer. Mais si nous avons déjà atteint l'éveil, à quoi bon ?
Nous le voyons, même les activités les plus nobles ont perdu leur sens !
Le doux parfum de la compassion
Résumons :
- L'identification au « moi » nous fait souffrir.
- L'attachement à l'illusion persistante (impermanence) nous fait souffrir.
- L'ignorance que chaque action produit un effet nous fait souffrir.
- L'unique remède à la souffrance est la réalisation de notre véritable nature.
C'est donc là que tout converge : les êtres souffrent car ils n'ont pas réalisé l'éveil.
Lorsque nous comprenons ceci, une vague de compassion nous submerge. Allons-nous laisser nos frères et sœurs dans le cycle infini de la souffrance ?
Ou allons-nous tout faire pour leur transmettre la flamme de l'éveil ?
La compassion désigne la capacité à reconnaître la souffrance d’autrui et à éprouver un désir sincère de l’atténuer.
Si nous avons réalisé l'éveil, nous voudrons à notre tour transmettre la flamme de l'éveil au plus grand nombre.
Pour aller plus loin :