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VERS MON ÉVEIL
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Qu'est-ce que le « moi » ?


Nous avons beaucoup parlé du « moi »… Mais alors, qu’est-ce que ce « moi » ? Qui sommes-nous vraiment ?
L'identité est une notion complexe que l’on peut définir de mille façons, selon le vécu de chacun. Il n'existe donc pas une définition unique du « moi ».
Pourtant, ce « moi » existe bel et bien. Nous en sommes convaincus puisque nous sommes fortement identifié à lui. D'ailleurs, sans ce « moi », sommes-nous encore quelqu'un ?
Définition
Comme chacun a sa propre définition du « moi », il est utile d’en proposer une ici. Alors qui suis-je ?
Un corps physique (je me déplace)
- C’est la partie matérielle de mon « moi »
- Identifiable par une forme solide que je peux voir, sentir et toucher
- Ce corps physique a besoin d’aliments et d’air pour exister (eau, nourriture, respiration)
Un corps mental (je ressens)
-
- C’est la partie immatérielle de mon « moi »
- Identifiable par mes pensées, mes émotions et mes sensations
- Ce corps mental a besoin d’impressions pour exister (ce que je perçois à travers mes 5 sens : l'ouïe, la vue, l’odorat, le goût, le toucher)
Une personnalité (je suis)
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- C’est la partie consciente de mon « moi »
- Identifiable par mes croyances (concepts) et mes comportements (actes)
- Cette personnalité (ou conscience individuelle) a besoin d’un « moi » (ego) pour exister (la certitude que j'ai une identité, que je suis un individu unique, séparé des autres)
Le « moi » est donc un processus d’identification qui s’est solidifié avec le temps autour de trois corps. Comme le lierre s’enchevêtre autour de la pierre jusqu’à se confondre totalement avec elle.
Nature conditionnée
Il est intéressant de noter que sans l’une de ces trois parties, le « moi » n’existe tout simplement pas.
En effet, sans corps physique, il n’y a pas de mental pour analyser les pensées et les émotions. Or, sans organisation de la pensée et des émotions, aucune personnalité ne peut émerger. Sans personnalité, pas de conscience possible. Et bien sûr, sans conscience, pas de « moi ».
Ces trois parties sont donc interdépendantes : l’une n’existe pas sans l’autre. Comme un habit ne peut exister sans les fils qui le composent, le « moi » est par nature conditionné.
Par exemple : si je ne fais pas attention à mon alimentation, mon corps physique va tomber malade. La maladie aura des répercussions sur mon état psychique et je vais générer des pensées et des émotions négatives. Ces afflictions vont finir par modifier ma personnalité et donc le « moi ».
Nous retrouvons ici la loi de cause à effet : rien n’existe de façon indépendante puisque toute chose est la conséquence d’une autre. Il faut bien comprendre que tout converge toujours vers cette loi.
Nature impermanente
Même la montagne qui nous a vu naître va finir par disparaître à l’échelle des temps géologiques. C’est une certitude physique, encore une fois liée à la loi de cause à effet.
En effet, la montagne est sculptée par le vent, l’eau, les mouvements tectoniques, les volcans, l’activité humaine, etc. Contrairement aux apparences, sa nature est donc instable, changeante, impermanente.
Bien sûr, nous sommes trompés par l’illusion persistante : nous voyons la montagne comme stable, solide. Nous n’imaginons pas un instant qu’elle puisse disparaître. Nous croyons dur comme fer à ce mirage.
Et nous dans tout ça ? Posons-nous les bonnes questions : sommes-nous la même personne qu’il y a dix ans ? Nos croyances n’ont-elles pas évolué ? N’avons-nous pas changé d’avis sur tel ou tel sujet ? Qu’est-ce qui est réellement stable en nous ? Sommes-nous comme cette montagne : un mirage voué à s’évanouir ?
En réalité, tout ce à quoi nous nous identifions repose sur des sables mouvants : notre corps se dégrade inexorablement, notre personnalité est changeante, nos croyances sont aussi fragiles que la flamme d’une bougie, nos émotions coulent comme un filet d’eau entre nos doigts...
Mais qu’est-ce qui n’est pas de nature changeante, impermanente ? Pouvons-nous citer une seule chose qui échappe à cette règle ? Non. Même le Soleil finira par disparaître. En réalité, tout ce qui existe est en perpétuel mouvement depuis le Big bang.
Nous retrouvons ici les fondements du bouddhisme. Toutefois, pas besoin d’avoir pleinement conscience que le « moi » est impermanent et conditionné pour réaliser qu’il pose problème.
