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Le bon moment

 

Lorsque nous expérimentons une ouverture spirituelle, nous avons l’impression de flotter un temps sur un nuage. Mais il est fréquent de ressentir tôt ou tard l’impression cruelle de revenir au point de départ

En effet, malgré l’ouverture spirituelle, la loi de cause à effets continue d'agir de façon implacable : les afflictions reviennent, les schémas et blessures se réactivent. 

Lorsque nous sommes confrontés à cela, il est donc normal de nous dire « allons bon, tout ça pour ça ? ». 

Mais en proie au doute, c’est là qu’un autre piège nous tend les bras : nous sommes tentés de consulter des voyants, des médiums, des thérapeutes quantiques.

Nous cliquons sur des vidéos où des gourous du web nous expliquent que les énergies du moment sont lourdes, que nous traversons un cycle saturnien, que des êtres galactiques viendront à notre secours. 

Pourtant, si nous avons assez de discernement, certains signes montrent que nous sommes sur la bonne voie, que le « moi » commence à s'effriter

 


 

Panique à bord

L’exemple le plus frappant est la crise d’angoisse : la personne qui en est victime a le sentiment qu’elle va mourir, que plus rien n’a de sens, que tout devient vide. Et cela traduit l’exacte réalité : le « moi » est vraiment en train de s’effacer, sa disparition induit vraiment une perte de sens et le vide qui s’installe est difficile à appréhender. 

Un autre exemple est le retrait progressif de la vie mondaine. Cela peut être l’envie de faire une pause dans les sorties, les interactions sociales, la prise de conscience qu’il faut ralentir dans son travail. Souvent, des amis prennent leur distance, ce qui peut réactiver des blessures (rejet, abandon, trahison…) 

En réalité, derrière ce que l’on prend parfois pour une crise d’angoisse, une déprime passagère ou un repli sur soi se cache souvent les prémices de l’éveil.

C’est le signe que le « moi » panique car il se voit passer en arrière-plan de l’expérience. 

Mais soyons honnêtes : presque toujours, le « moi » résiste et finit par gagner la partie. Pourquoi ? Car nous ne savons pas qu’il existe autre chose derrière ce « moi ». Car le moment n’est pas encore venu.

 


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