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Retour VERS MON ÉVEIL Les pièges de l'ego spirituel

Les pièges de l'ego spirituel

 

Tant que le « moi » reste au premier plan de l’expérience, la personne qui entre dans une phase d’ouverture spirituelle ne peut pas s’éveiller.

Pire, elle doit redoubler de vigilance. En effet, le « moi » veut rester le maître du jeu ; il peut donc tendre toutes sortes de pièges.

Le piège le plus fréquent est l’illusion que ses ressentis et ses croyances sont fiables alors qu’ils sont en réalité utilisés par l’ego.

La personne concernée perçoit des signes, des synchronicités, des heures miroir. Elle a la sensation d’être guidée par une main invisible. Elle croit être destinataire de messages divins.

Or, cette tendance à attendre quelque chose de l’extérieur est le signe que le « moi » tire les ficelles.

Grâce à cette croyance, le « moi » la persuade que ce qu’elle vit est exclusif à elle alors qu’il s’agit en réalité d’une expérience universelle.

Si elle ne fait pas attention, cette personne finit même par se sentir supérieure aux autres. 

L’ouverture spirituelle peut également laisser penser que nous avons atteint un état d’amour inconditionnel, que nous n’avons plus d’ego et que nous sommes arrivés au bout du chemin.

Évidemment il n’en est rien : nos actes antérieurs continuent à produire leurs effets et nous continuons à en subir les conséquences.

 


 

Fatal error

Enfin, la pire erreur consiste à confondre une simple ouverture spirituelle avec l'éveil

En effet, si nous sommes persuadés d’être déjà éveillés, alors nous n’avons plus aucune raison de désirer l’éveil.

Et si nous tombons dans ce piège, le chemin s'arrête là.  

Cette confusion est d’autant plus difficile à déceler que l'ego est tenace. Il peut nous entraîner loin dans l'erreur car il est en position de force. 

En effet, une personne qui traverse une phase d'ouverture spirituelle voit son monde changer radicalement.

Elle passe d’une vision étroite, routinière, centrée sur son travail, son quotidien, ses désirs basiques... à une perception soudain plus vaste (l’Univers, Dieu, Amour inconditionnel, sentiment d’être relié à tout, etc.)

C'est là que le piège se referme : la perspective d'un monde beaucoup plus grand devient un nouveau terrain d’identification pour le « moi ». Et cela lui plaît beaucoup...

Autrement dit, dans ce nouvel état de conscience, le « moi » se retrouve déstabilisé mais il refuse pour autant de se faire voler la vedette

Dans l’état d’éveil, le « moi » n’est plus aux commandes. Il n’a donc plus rien à défendre ni à valoriser. 

Il faut bien comprendre qu'un être éveillé n'éprouve pas le besoin de le crier sur tous les toits. Il n'est pas dans un état de bien-être ou d'excitation intense. Il n'est pas non plus anti-système ou persuadé de voir une vérité qui serait cachée au plus grand nombre.  

Au contraire, l'éveil nécessite toujours l’équanimité, c’est à dire une parfaite stabilité mentale et émotion­nelle, ce qui induit un état d'être lucide, calme et simple